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croquis

    Je me souviens des riches heures passées dans les musées. Sur des parements décoratifs, je lisais les mots de Charles Baudelaire qui disaient son goût pour le calme, la volupté des lignes claires et reposées. Dans ces silences de province, je dessinais tout entier accaparé par l'étude des courbes et des proportions. 

    Bientôt je compris qu'il s'agissait aussi de figurer ce qui échappe au contour, de faire place aux repentirs pour que surgisse l'inattendu. 

    Chaque croquis, qu'il soit saisi dans un musée, dans un square, une rue, une ruine, possède une vie singulière. Après le premier jet il rejoint le stock dans un carton à dessin. Période de purgatoire nécessaire au milieu de ses semblables. 

    Lorsqu'on les tire de cet oubli, les maladresses, les défauts de chacun sautent alors aux yeux. C'est le moment d’opérer un tri entre les « condamnés » et les « rescapés ». Pour ces derniers s'ouvrent les travaux de repentirs de toute sortes.Tous pour autant n'y survivront pas... Mais pour chacun d'entre eux j'aurais beaucoup tenté avant de me résoudre à les déchirer... 

© BF2019